Échanges-Le blog de François Bocquet
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Biographie
 
L'angoisse de l'escargot privé de sa coquille
L ingénierie du vivant
Le village absorbé par la ville
Petite annonce
La faim des horaires
Autre billet
La certitude de l'incertitude
La fin des hiérarchies
Les technologies de la singularité
Le marché de la sieste
Le temps de la singularité
Trois axes pour créer de la valeur ajoutée
Définition du mot « travail ».
L'école en Finlande
L economie de la relation
La mégamétamorphose
La dissolution de l'Etat
Le buffet
Ma maison, c'est chez vous.
Des tulipes sur le toit : notre salut ?
Quand l'Emploi cède la place à deS activitéS
La dynamique de la culture
L'accueil fait au "caractère" à travers le monde
La fin des hiérarchies
Adieu Verdun
Le silence, produit de luxe par excellence
La Culture, c'est l'exclusion des autres
Un paradigme sans avenir
La saisonnalité volontaire
La cité hôtelière du futur
Obésité : une épidémie sans avenir
Oser (re)devenir l'acteur de Soi
Le post-individualisme
Le marché de la frugalité
Ou
La vie privée, nouveau luxe
La fin du billet vert
Le malaise des intermédiaires
Bibliothèques
L'insouciance n'est plus au programme
Apprendre à dire "No"
La fin du travail
Votre position sur l'échiquier
Une école au service des élèves
Du vêtement et de la permanence universelle du mouvement
Des régulations ou dérégulations internationales ?
Est-il encore possible d'être heureux en France aujourd'hui ?
L'eau moins courante
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Ordinhumain ou Huminateur ?
Un paradigme sans avenir
Ouverture
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La construction de soi
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 L'art de perdre son temps et d'en faire perdre aux autres
  Comment gérer le temps éparpillé… du temps présent.
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  L'art de se faire
des ennemis et de saboter ses relations de couple
 Retourner à l’authenticité authentiquement artificielle.
 
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  L’art de démotiver ses collaborateurs
et de saborder son entreprise

 Une boussole pour les dirigeants… déboussolés par la perte de leur joie de vivre ou du sens de leur fonction
 
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Institut François Bocquet

Interview de François Bocquet sur LCI par Michel Field
Interview de François Bocquet sur LCI par Michel Field - 17/20 du 15 mars 2011

La fin du travail [publié le 18 janvier 2016]

Aujourd'hui tout le monde veut un emploi : c'est une situation inédite dans l'Histoire. Le travail est en passe de devenir le produit de consommation le plus recherché au monde. C'est qu'il est devenu pour beaucoup à la fois le ticket d'entrée à tout (consommation, reconnaissance et connaissances) et à la fois une denrée de plus en plus rare à partager entre de plus en plus de gens. Si l'on tient compte du temps passé en retraite et en formation (y compris dans l'enfance), on ne travaille plus aujourd'hui en France que 10% environ de son temps de veille contre 70% au milieu du XIXème siècle. Le reste du temps se consacre aujourd'hui aux loisirs ou à la consommation qui sont devenues de très la loin la principale occupation collective. L'activité professionnelle, devenue à la fois plus formelle, plus indispensable et plus rare que jamais, est devenue le rêve auquel chacun aspire.

Ce paradoxe engendre bien des évolutions. Le travail à temps plein disparait au profit du travail à temps partiel ou fragmenté. Le travail salarié est remplacé de plus en plus par des activités de consultant indépendant. Le travail à domicile se développe au point de dépasser plus le seuil de 50% aux Pays Bas. D'une façon générale la qualité, l'originalité, la pertinence, la flexibilité comptent infiniment plus dorénavant que la quantité globale du travail fourni qui prévalait encore au milieu du XXème siècle. Tout notre imaginaire occidentale de la culture professionnelle (cœur de métier établi, formation cohérente, retraite garantie, employeur unique et permanent, lieu de travail attribué, horaires clarifiées, conditions de rémunérations transparentes) est en train de s'évaporer gentiment au profit du seul résultat effectif obtenu. La notion d'emploi salarié (au singulier) est en train de céder la place à celle d'activités indépendantes (au pluriel) qui se regroupent au sein d'un portefeuille d'activités. La frontière disparait entre le travail, les loisirs, la formation et la consommation qui s'entrelacent la semaine, le weekend, la vie et tout au long de la vie au point qu'il est de plus en plus difficile, voire impossible, de définir et de délimiter la notion même de travail. Qu'est ce que du travail ? Produire une activité marchande ? La formation, les charges familiales, les activités bénévoles ne sont-elles pas un travail ? Obtenir un résultat vendable ? On peut donc travailler en se contentant de profiter d'une rente ? Qui décide ?

Un mot qu'on ne peut plus définir n'a plus de raison d'être.

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