Échanges-Le blog de François Bocquet
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Institut François Bocquet

Interview de François Bocquet sur LCI par Michel Field
Interview de François Bocquet sur LCI par Michel Field - 17/20 du 15 mars 2011

L'eau moins courante [publié le 23 novembre 2015]

Les ressources en eau douce de la Terre sont limitées, quoi qu'on fasse, à 40.000 km3 par an. De ce potentiel, une partie croissante est polluée par les déchets industriels ou domestiques des humains en nombre croissant. Quand en l'espace de deux siècles la population mondiale est multipliée par 10 pour un niveau de vie mondial moyen multiplié par 20, le pourcentage d'eau gâchée pourrait bien augmenter d'un facteur 200.

En regard de cette réduction de l'offre, la demande ne cesse d'augmenter. Elle double environ tous les vingt ans à la suite de :   

1) l'augmentation naturelle de la population et de l'anthropomasse (biomasse humaine) à hydrater (obésité) ;

2) l'évolution de la demande alimentaire en direction notamment de la viande qui exige plus de terres arrosées ;

3) l'augmentation de la demande industrielle mondiale, notamment en Chine. La fabrication d'un téléphone portable exige par exemple plus de 7.000 litres d'eau douce ;

4) l'augmentation de la demande ménagère et l'accès de nouvelles populations à l'eau courante.

Dans ce contexte mondial, les scandales se multiplient naturellement :

- des lacs ou des mers cessent purement ou simplement d'être exploitables en raison d'une exploitation outrancière, comme la mer d'Aral qui a trop servi l'industrie du coton ;

- six millions d'enfants meurent chaque année pour avoir bu de l'eau contaminée ;

- au Québec, le client d'un restaurant n'a le choix qu'entre de la San Pellegrino (7.000 km) et de la Fidji (18.000 km). L'eau minérale pétillante du Québec, excellente, ne se vend guère : la marge bénéficiaire du restaurant n'est pas jugée suffisante.

La question de l'eau douce devient chaque année plus explosive et comme vous le savez les guerres du futur seront des guerres de l'eau. La Turquie voudra dominer le Tigre et l'Euphrate ; l'Ethiopie, le Nil ; les États-Unis les Grands Lacs canadiens.

Bien sûr les solutions d'économie et de sagesse existent : recyclage industriel des eaux usées, pratique du « goutte à goutte » dans la culture des fruits et légumes, transformation de l'eau de mer en eau douce en Israël, remplacement des baignoires par des douches dans les salles de bain et refus de laisser inutilement ouvert le robinet du lavabo quand on se lave les dents. Mais cela ne suffira sans doute pas. La demande continuera inexorablement à augmenter, l'offre à diminuer, le prix à scandaliser. Et bientôt l'eau courante sera au prix de l'eau minérale actuelle. Un impôt sur l'eau sera levé. Avec une TIPP, une taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (qui représente plus de 50% de votre litre de super), il y aura demain une TIE, une taxe intérieure sur l'eau douce qui permettra aux gouvernements de combler une partie de leur déficit.

Il va donc bien falloir imaginer un monde sans eau. On ne sera plus obligé de prendre un bain chaud tous les soirs, ce qui arrangera certains enfants. On ne pourra plus jouer au golf, l'entretien quotidien d'un green devenant prohibitif. On ne pourra peut-être même plus arroser des fleurs sur son balcon : il faudra pour cela compter sur les caprices de la pluie. Il faudra même peut être un jour oser remplacer le bouquet de roses par une boîte de chocolats belges lorsque l'on sera invité le dimanche à déjeuner.

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