Échanges-Le blog de François Bocquet
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Biographie
 
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L economie de la relation
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Quand l'Emploi cède la place à deS activitéS
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La fin des hiérarchies
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Un paradigme sans avenir
La saisonnalité volontaire
La cité hôtelière du futur
Obésité : une épidémie sans avenir
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Institut François Bocquet

Interview de François Bocquet sur LCI par Michel Field
Interview de François Bocquet sur LCI par Michel Field - 17/20 du 15 mars 2011

La cité hôtelière du futur [publié le 09 mai 2016]

Un hôtel fut longtemps un endroit fait pour dormir quelques nuits loin de chez soi. Mais quand on va à Las Vegas ou à Dubaï, on voit tout autre chose. Les hôtels y sont de véritables villes où se juxtaposent des restaurants, des centres commerciaux, des centres d'affaires, des piscines gigantesques, des centres sportifs complets, des cinémas-théâtres, des cirques et des parcs d'attraction.

La cité hôtelière du futur n'accueille pas que des hommes d'affaires ou des vacanciers. Elle est un lieu à vivre où résident périodiquement les sans-logis de luxe. Obéissant à la logique du caprice ou à celle de l'opportunité, ceux-ci ont un comportement hautement imprévisible. Ils peuvent avoir besoin d'un hôtel pour une heure ou deux, le temps d'une sieste, d'un baiser ou d'un article à terminer (« love hôtel ») ou au contraire pour séjourner plusieurs années au même endroit sans avoir à se préoccuper de contraintes matérielles (« live hôtel »). Les hôtels se différencient également en fonction des besoins spécifiques de leurs clients : certains préfèrent les hôtels de luxe, d'autres les hôtels de charme, d'autres encore les villages de vacances où l'on ne s'ennuie jamais, d'autres enfin ont une soif continue d'apprendre et choisissent de confortables résidences universitaires installées au milieu d'une université, ce qui leur permet de consacrer toute leur vie à l'étude, à la façon des moines d'autrefois. Le marché du lowcost où le service est réduit au strict minimum coexiste avec les 7, 8 ou 9 étoiles installés sur des yachts, des dirigeables, des bulles spatiales ou des bulles sous-marines.

D'une façon générale tout le monde réside à l'hôtel. Cette formule convient mieux à une humanité devenue de plus en plus individualiste et nomade. Le surcoût des services y est par ailleurs largement compensé par les économies réalisées grâce à la mutualisation des coûts de climatisation et de maintenance. Les logements particuliers ne sont plus qu'un souvenir ou un caprice de millionnaire.

Il n'y a plus d'hôtel car il n'y a plus que l'hôtel. Trop d'hôtel tue l'hôtel. Le concept est absorbé par celui d'habitation.

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