Échanges-Le blog de François Bocquet
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La fin des hiérarchies
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  L’art de démotiver ses collaborateurs
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Institut François Bocquet

Interview de François Bocquet sur LCI par Michel Field
Interview de François Bocquet sur LCI par Michel Field - 17/20 du 15 mars 2011

Tourisme et vacance(s) [publié le 27 octobre 2015]

Le tourisme est aujourd'hui le premier secteur économique mondial. Il est en mutations paradoxales. D'une part, les budgets diminuent en conséquence des aléas de l'économie et surtout de l'augmentation du prix des carburants. D'autre part, les déplacements sont plus brefs, mais aussi plus fréquents. On tend vers le tourisme d'un week-end ou d'un jour, plusieurs fois dans l'année.

Tout se passe comme si la possibilité de voyager était un droit sacré alors même que les ressources naturelles se raréfient. Expression privilégiée de la liberté individuelle, le tourisme est de plus en plus capricieux. Un week-end à Amsterdam ou à Barcelone s'improvise au gré des sites lowcost. Fragmenté en de brèves escapades, dernier refuge de l'imprévisible et de l'individualisme insouciant du second xxe siècle, le tourisme ressemble de moins en moins au tourisme de masse en autobus. Si l'on trouve aujourd'hui des touristes dans les endroits les plus incongrus, en Papouasie, en Antarctique, au fond de l'Océan ou au fond de l'Espace, les usines à touristes allemands en Espagne, elles, se vident et font faillite.

En progressant, tout se diversifie. Le touriste épris de sincère évasion est à la recherche d'expériences authentiques hors des sentiers battus. Le tourisme de l'extrême se développe sous des formes créatives (traversée du désert à dos de dromadaire, balades en sous-marin ou en apesanteur, chasse au papillon aux sources de l'Amazone). Le tourisme d'affaires abolit la frontière entre le travail et les loisirs et permet de réunir, le temps d'un week-end à Marrakech, une équipe de collaborateurs en télétravail qui sinon ne se fréquenterait jamais. Le tourisme formation y ajoute la notion d'éducation nomade en associant par exemple des visites d'entreprises étrangères et des rencontres improbables avec des pairs du bout du monde : ne dit-on pas que les voyages forment la jeunesse ? Le tourisme virtuel permet enfin aux moins fortunés ou aux plus paresseux d'entre vous de visiter chaque jour une ville ou un pays nouveau sans avoir à quitter votre lit. C'est déjà possible depuis que Google Earth permet la visite en 3D des 780 sites classés au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Mais l'évolution probable la plus originale et la plus luxueuse du tourisme ne se trouve pas là. Elle s'inspire de l'étymologie du mot « vacances » qui vient du latin vacuum et qui signifie le « vide ». De vraies vacances, au sens profond du terme, supposent une coupure avec le travail, la formation, le stress, ce qui est de plus en plus difficile dans une société de relationsoù l'isolement devient un produit de luxe, où, à force de l'utiliser, l'humanité se met peu à peu à ressembler à Internet. Peu importe que ces vacances soient brèves ou peu éloignées. L'important est qu'elles marquent une coupure, une rupture provisoire, une prise de courant provisoirement débranchée et donc une absence de cellulaire, de réseau, de télé-quelque chose, d'électronique. Rien n'étant plus toxique (ni plus mobilisant) que le travail ou la famille, les vacances idéales suggèrent l'éloignement loin de la famille, de l'entreprise, de l'engrenage quotidien. Peut-on rêver de vacances plus luxueuses que d'être enfin coupé de tout, tout comme Robinson sur son île, non pour dix ans, mais pour quelques jours ... le temps de se vider du trop-plein ?

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