Échanges-Le blog de François Bocquet
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Institut François Bocquet

Interview de François Bocquet sur LCI par Michel Field
Interview de François Bocquet sur LCI par Michel Field - 17/20 du 15 mars 2011

La certitude de l'incertitude [publié le 14 novembre 2016]

Il n'est pas impossible que l'inquiétude soit l'étoffe dans laquelle soient taillés les civilisations, les entreprises et les individus de l'avenir. La culture de l'incertitude pourrait devenir l'objet des formations dispensées dans les écoles et les organismes professionnels du futur.

Le rapport que les hommes ont au temps est en effet en train de se transformer profondément.

Il fut un temps où la certitude du temps cyclique permettait de baigner dans une quiétude relative. Certes, on avait un peu le sentiment de tourner en rond. Certes, il était parfois opportun de faire un sacrifice humain pour motiver les dieux à faire revenir les pluies, le soleil ou le printemps. Mais dans l'ensemble les jours ressemblaient aux jours, les années aux années. Et cela était fort rassurant.

Plus tard fut inventée par les prophètes la notion d'avenir et apparut la certitude du progrès historique. On se mit à enseigner au catéchisme, dans les écoles et au journal de 20 heures que l'avenir était à une vie meilleure, rendue possible par les progrès multipliés de la science, de la productivité et du pouvoir d'achat. Les exponentielles ascendantes entraînèrent les exponentielles descendantes et la technologie, l'économie et la démographie s'abandonnèrent aux excès du samedi soir.

Nous savons aujourd'hui que l'avenir n'est plus dans la croissance quantitative ni dans le progrès qualitatif. Les poissons rouges que nous sommes ont découvert les limites du bocal. Le temps futur ne se présente plus dorénavant que comme une certitude de l'incertitude.

Du coup, l'important n'est plus de trouver en toutes choses LA bonne réponse mais de savoir poser LES bonnes questions. À la différence du manager qui doit toujours réduire (c'est son travail) le niveau d'incertitude de ses collaborateurs (afin de les rassurer), en proposant une vision claire ou des solutions concrètes, le formateur du futur a vocation à être un déformateur, un agitateur agaçant, un déstabilisateur incorrigible, dont la fonction consiste à augmenter artificiellement le niveau d'incertitude de ses étudiants, pour stimuler leur capacité de résilience, c'est-à-dire d'élasticité aux chocs qu'ils ne manqueront pas d'absorber tout au long de leur vie professionnelle, c'est-à-dire de leur vie tout court.

C'est ce qu'on pourrait appeler la formation par l'exposition au chaos.

On est loin de la quiétude des écoles républicaines.

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