Échanges-Le blog de François Bocquet
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Institut François Bocquet

Interview de François Bocquet sur LCI par Michel Field
Interview de François Bocquet sur LCI par Michel Field - 17/20 du 15 mars 2011

Définition du mot « travail ». [publié le 03 octobre 2016]

Les détenteurs d'une situation de rente, qu'ils soient détenteurs d'un patrimoine ou assistés sociaux, sénateurs ou financiers, titulaires d'un poste ou membres d'une corporation exclusive, n'aiment pas trop qu'on utilise le mot « travail » dans un sens trop étroit. Pour eux le monde a changé et dans l'économie informationnelle,  le créateur d'un site web ou le participant à une formation produisent un travail de la même importance que l'ouvrier sidérurgiste d'autrefois.
Pourtant, à y bien regarder, une société où chaque individu s'emploierait à son rêve ou à son éducation ne pourrait survivre bien longtemps, sauf à être elle-même toute entière en situation de rente, comme longtemps le fut la France grâce à son image de marque, à l'accumulation de son capital ou aux débris de son empire colonial. Il est encore plus impossible de vivre indéfiniment de ses rentes quand le reste du monde s'emploie non à son rêve ou à sa formation mais à d'humbles besognes pour nourrir sa famille, comme les femmes de ménages philippines à Singapour ou les enfants mineurs en Bolivie.
Le « travail » est l'un de ces mots si larges qu'il est capable d'inclure une chose et son contraire : le confort d'une occupation agréable comme l'effort pour se dépasser dans la satisfaction des besoins de la communauté. Il rejoint en ce sens d'autres mots ambigus comme « Dieu » : symbole d'universalité pacifique autant que de tribalisme guerrier ; ou « Amour », expression désintéressée d'émigration dans le coeur de l'autre autant que d'obsession jalouse d'enfermer l'être chéri dans un placard à double tour.
Je propose donc de recaler le concept sur celui, utilisé en marketing, de création de valeur pour le client. Il faudra alors distinguer ce qui crée de la valeur pour moi (par exemple la création d'un site web magnifique dédié à ma peinture) et ce qui crée de la valeur pour les autres. Cette création de valeur économique peut être désagréable (conduire un taxi dans une ville embouteillée comme Bangkok) mais également être agréable (créer un site web convivial qui satisfasse à une demande réelle de covoiturage local). Il n'est pas impossible que le travail soit agréable en même temps qu'il soit utile. Il n'est pas juste de récompenser autant celui qui s'évertue à satisfaire les besoins ou les désirs d'autrui que celui qui ne fait que répondre à ses préoccupations narcissiques.
Il parait donc logique qu'à terme, on gagne plus d'argent en se déplaçant chez clients pour écouter et satisfaire leurs demandes qu'en se contemplant interminablement dans le miroir de son merveilleux site web ou en s'auto-congratulant à table entre bénéficiaires de la même rente.
La révolution n'est plus très loin.

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